21 décembre 2008 Quand l'état se découvre

il est important de diffuser le plus largement  possible  ces propos du Ministre de la Fonction publique (Éric Woerth sic) rapportés  par  Charlie-Hebdo, tenus lors d'une réunion de la Fondation Concorde ,  proche de la majorité actuelle, le mercredi 20 octobre au Café   Restaurant Pépita à Paris :

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"Les retraités de la fonction publique ne rendent plus de services à la nation. Ces gens-là sont inutiles, mais continuent de peser très   lourdement. La pension d'un retraité, c'est presque 75% du coût d'un  fonctionnaire présent. Il faudra résoudre ce problème."  "Le grand problème de l'État, c'est la rigidité de sa main-d'oeuvre.  Pour Faire passer un fonctionnaire du premier au deuxième étage de la   place Beauvau, il faut un an. Non pas à cause de l'escalier [rires dans   la salle], mais des corps. Il y a 1400 corps. 900 corps vivants, 500  corps morts [rires], comme par exemple l'administration des télécoms.  Je vais les remplacer par cinq filières professionnelle qui permettront   la mobilité des ressources humaines : éducation, administration   générale, économie et finances, sécurité sanitaire et sociale. Si on ne  fait pas ça, la réforme de l'État est impossible. Parce que les corps  abritent des emplois inutiles."  "A l'heure actuelle, nous sommes un peu méchants avec les   fonctionnaires. Leur pouvoir d'achat a perdu 4,5% depuis 2000."  "Comme tous les hommes politiques de droite, j'étais impressionné par  l'adversaire. Mais je pense que nous surestimions considérablement   cette force de résistance. Ce qui compte en France, c'est la psychologie, débloquer tous ces verrous psychologiques."
 "C'est sur l'Éducation nationale que doit peser l'effort principal de   réduction des effectifs de la fonction publique. Sur le 1,2 million de   fonctionnaires de l'Éducation nationale, 800 000 sont des enseignants.  Licencier dans les back office de l'Éducation nationale, c'est facile,   on sait comment faire, avec Éric Woerth [secrétaire d'État à la Réforme   de l'État] : on prend un cabinet de conseil et on change les process de  travail, on supprime quelques missions. Mais pour les enseignants,   c'est plus délicat. Il faudra faire un grand audit."

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"Le problème que nous avons en France, c'est que les gens sont contents   des services publics. L'hôpital fonctionne bien, l'école fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il faut tenir un discours,  expliquer que nous sommes à deux doigts d'une crise majeure - c'est ce que fait très bien Michel Camdessus , mais sans paniquer les gens, car  à ce moment-là, ils se recroquevillent comme des tortues."  Il admet dans ses propos que les français sont satisfaits de la  qualité  du service public rendu par les fonctionnaires, quels qu'ils  soient.  C'est bien en les fragilisant de l'intérieur (sous effectif, baisse  d'investissements etc.) qu'il compte rendre les services publics   impopulaires auprès des populations. Une impopularité qui lui servira   de prétexte pour les privatisations à venir. Alors que ce sont bien les  attaques à l'oeuvre depuis de nombreuses années qui dégradent la   qualité des services publics. > > 


Article ajouté le 2008-12-21 , consulté 19 fois

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