Les voleurs et l'âne

Les voleurs et l'âne

Pour un âne enlevé deux voleurs se battaient :
L'un voulait le garder, l'autre le voulait vendre.
Tandis que coups de poing trottaient,
Et que nos champions songeaient à se défendre,
Arrive un troisième larron
Qui saisit maître Aliboron*

L'âne c'est quelque fois une pauvre province :
Les voleurs sont tel et tel prince,
Comme le Transylvain le Turc et le Hongrois.
Au lieu de deux, j'en ai rencontré trois :
Il est assez de cette marchandise.
De nul d'eux n'est souvent la province conquise :
Un quart** voleur survient, qui les accorde net
En se saisissant du baudet.


*Il paraît qu'un avocat plaidant en latin s'écria un jour :
nulla ration habenda est istorum aliborum (on ne doit pas tenir compte des ces alibi)
On appela depuis cet avocat maître aliborum, pour marquer son ignorance :
de là ce nom est passé naturellement à l'âne.
**un quatrième, cette expression était déjà vieilli du temps de  La Fontaine





Article ajouté le 2009-06-12 , consulté 33 fois

Commentaires



Poster un commentaire





http://





Merci de recopier le nombre présent à gauche dans la case de texte ci-dessous ( Pourquoi ? )





Liens

Voir les articles de la catégorie " La Fontaine "

Imprimer cet article

Retour aux articles