23 janvier 2007 Le paysan de le Aubure, fin

Le paysan de le Aubure, suite

 

Il marchait lentement et péniblement en suivant les indication de la vieille Ernestine. Et enfin, Gaspard finit par trouver le Tertre. Ce n'était pas facile, un tertre ce n'est jamais qu'un tas de cailloux, et celui-ci était couvert de neige.

Difficile de savoir qu'elle heure il était... mais s'il n'avait pas raté son rendez-vous l'heure devait approcher à grand pas.

Gaspard escalada avec difficulté le tas de pierre gelé et glissant, se teint en équilibre tant bien que mal contre le vent. Et le temps passa. Gaspard était complètement frigorifié, mais il tenait à sa question et je crois que plusieurs jours auraient pu passer sans qu'il bouge de là.


Mais soudain devant lui, le ciel s'éclaircit largement et dans la trouée des nuages,  il sembla au pauvre Gaspard apercevoir une sorte de fenêtre derrière laquelle un vieillard travaillait, façonnait et bougonnait.

Gaspard toussa bruyamment et la fenêtre s'ouvrit :

"- C'est doi le seigneur ?

- Mais oui Gaspard, qui veux-tu que je sois d'autre ?

- Yo, mais on dirait que du me connais... che suis Caspard le paysan de le Aubure...

- J'ai si souvent entendu ta litanie, évidemment que je te connais et viens-en au fait, je suis très occupé. Que viens-tu faire ici ?

- Che foudrais une fie meilleure...

- Gaspard, je suis navré de te le dire mais tu es un imbécile ! Dum koppf, ton bonheur est sur ton chemin ! Et je ne dirais rien de plus ! Allé ! disparaîs !

- Heu che de temande parton, mais j'ai t'autres question pour le loup qui a toujours faim, pour l'arpre qui ne peut planter ses racines, pour la fieille Ernestine, qui foutrait marier sa fille..."

Dieu répondit à Gaspard qui ne l'écoutait que d'une oreille, trop pressé de connaitre ce bonheur qui l'attendait sur son chemin.


Il redescendit vers sa vallée comme un fou en se répétant sans cesse : "mon ponheur et sur mon chemin, mon ponheur est sur mon chemin."

Sans se perdre cette fois, et rapidement encore, il arriva devant chez Ernestine qui l'attendait devant la veilleuse :

"- L'as-tu vu ? As-tu pensé à moi ? Qu'a-t-il tit ?"

Sans ralentir ou à peine Gaspard répondit :

"- Il m'a tit : ton ponheur est sur ton chemin ! Et pour toi que tu tois marier la pelle au premier fenu... che file, che file, che feut pas le rater !'"

Il ne laissa pas à Ernestine le temps de lui répondre, il fila comme le vent, descendit comme une luge... on aurait dit qui flottait sur la neige !

Il heurta l'arbre de plein fouet, il faisait nuit bien sûr et malgré la neige, il y voyait bien mal :

"- Te revoilà petit homme tu as l'air bien pressé, je te laisserai passer si tu me dis ce que Dieu t'as dit pour moi !

- Il a tit : ton ponheur est sur ton chemin ! Et pour toi, qu'un coffre à trésor est à tes pieds et que c'est pour ça que tu n'arrives pas à ancrer tes racines ! che doi partir, mon ponheur est sur mon chemin  !

- Mais que dois-je faire ?

-Temande au premier fenu de creuser ! Salut écarte-toi !"

Sans réfléchir, l'arbre leva ses racines et le paysan cavala... jusqu'au loup, qui lui coupa la route. Gaspard ne l'avais pas entendu arriver :

"-Alors ? Gaspard, qu'en est-il de ce que je t'ai demandé ?

- Tieu a tit : ton ponheur est sur ton chemin, je cours après ! Et pour toi, que tu es fictime t'un sortilege et que si tu manches un homme ça reteviendra normal, il a tit le premier impécile fenu !"

Les yeux du loup rougirent, il passa sa langue sur sa gueule et dit en ricanant :

"- Pauvre Gaspard, tu n'es pas bien malin !"

Depuis ce jour, le loup n'a plus qu'une faim fort raisonnable mais plus personne n'a revu Gaspard, le paysan de le Aubure... Anatole a du se trouver un nouveau maître.




 

 



Article ajouté le 2007-01-23 , consulté 9 fois

Commentaires



Poster un commentaire





http://





Merci de recopier le nombre présent à gauche dans la case de texte ci-dessous ( Pourquoi ? )





Liens

Voir les articles de la catégorie " Contes, histoires à dormir debout "

Imprimer cet article

Retour aux articles