Ses Déclins Fantômes

Ses Déclins Fantômes

Sur les trottoirs gris,
Glissent les fantômes aux regards sans vie.
Même les murs les évitent.
Frappés d'un malsort, ils se déplacent dans le vide.

Ils vocifèrent parfois,
gavés d'alcool, de douleur, de désarrois.
Ils vocifèrent en fixant,
d'autres fantômes qui se pressent de disparaître.

Les fantômes tendent une main
Que nul ne sert mais qu'on arrose de pièces froides...
En coulant, elles les noient, ces fantômes
Qu'on ne veut plus voir.

Alors sur un banc, un carton, dans un bois,
Il s'endorment,
Et pour une nuit encore, comme la journée avant ça,
Nos fantômes, à défaut d'être morts, ils n'existent pas.







08-08-2011 | 104 vues

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Commentaires


sortilege
le 01-09-2011 à 18:28:48
merci
Sylvain
site/blog
le 31-08-2011 à 19:42:30
C'est beau.
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