Ensemble c'est tout



Ensemble, c'est tout
Anna Gavalda...


EXTRAIT 1 :

Contre toute attente, son hôte s'avéra être un causeur parfait, relançant sans cesse la conversation et picorant çà et là mille sujets futiles et plaisants. Il était passionné d'histoire de France (...) Elle lançait un thème ou une époque et il lui apprenait une foule de détails piquants. Les costumes, les intrigues de la Cour, le montant de la gabelle ou la généalogie des Capétiens.
C'était très amusant.
Elle avait l'impression d'être sur le site internet d'Alain Decaux.
Un clic, un résumé.
Chapitre : 11 - Première Partie - Page : 88


EXTRAIT 2 :

- T'es croyante ?
- Non. Enfin si...
Quand j'écoute ce genre de musique, quand j'entre dans une très belle église ou quand je vois un tableau qui m'émeut, une Annonciation par exemple, mon coeur enfle tellement que j'ai l'impression de croire en Dieu, mais je me trompe : c'est en Vivaldi que je crois... En Vivaldi, en Bach, en Haendel ou en Fra Angelico... Ce sont eux les dieux... L'autre, le Vieux, c'est un prétexte... C'est d'ailleurs la seule qualité que le lui trouve : d'avoir été assez fort pour leur avoir inspiré à tous, tous ces chefs-d'oeuvre...

Chapitre : 20 - Deuxième Partie - Page : 273


EXTRAIT 3

"Un boulot de merde, une vie de merde, une mémé à l'ouest et un déménagement en perspective. Redormir sur un clic-clac pourri, perdre une heure à chaque pause. Ne plus jamais voir Philibert. Ne plus jamais le titiller pour lui apprendre à se défendre, à répondre, à s'énerver, à s'imposer enfin. Ne plus l'appeler mon gros minet en sucre. Ne plus penser à lui mettre une bonne gamelle de côté. Ne plus épater les filles avec son lit de roi de France et sa salle de bains de princesse. Ne plus les entendre, lui et Camille parler de la guerre de 14 comme s'ils l'avaient vécue, ou de Louis XI comme s'il venait de boire un godet avec eux. Ne plus la guetter, ne plus lever le nez en ouvrant la porte pour savoir, à l'odeur de sa cigarette, si elle était déjà là. Ne plus se précipiter sur son carnet dès qu'elle avait le dos tourné pour voir les dessins du jour. Ne plus se coucher et avoir la tour Eiffel illuminée pour veilleuse. Et puis rester en France, continuer de perdre un kilo par service et de le reprendre en bières juste après. Continuer d'obéir. Toujours. Tout le temps. Il avait fait que ça : obéir. Et maintenant, il était coincé jusqu'à… Vas-y, dis-le jusqu'à quand, dis-le ! Eh ben, ouais, c'est ça… Jusqu'à ce qu'elle claque… Comme si sa vie ne pouvait s'arranger qu'à la seule condition de le faire souffrir encore."


Elle en parle bien de son bouquin, hein ? Vous n'avez pas besoin de commentaires... Si ? Ha bon ?

Alors, je dirais que les personnages sont attachants, qu'un peu de bon sentiment ça fait du bien... Et puis tout le monde à l'air d'accord au sujet de ce livre, qu'il est bel et bon.

Ha ! Non ! C'est vrai, j'ai croisé quelqu'un qui le trouvait nul.

M'en fous, je suis pas critique littéraire, j'aime bien les bonnes histoires, et c'est une bonne histoire.





Article ajouté le 2007-05-22 , consulté 11 fois

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