Petit sortilege sans pretention

Petit sortilege sans pretention

Le mur des rêves

 

Il glissait ses doigts sur le mur
Comme pour en caresser la pierre
Il croyait qu'une porte, quelque part attendait
Enclos dans un songe, ceint par un rempart

Il longeait le vrai monde sans pour autant le voir

D'une cellule à l'autre
Sa peau laissait sur la muraille
L'écho d'un rêve inassouvi
Il glissait sur le mur…
Peu à peu s'effaçait
Il brûlait d'un ailleurs

Un endroit qui l'attend
Un lieu pour lui seul
Il en est l'habitant, le héros, le seigneur
Le roi, le vainqueur
Le champion de tous cœurs

 

Il croquait dans ses illusions
Le sel absent de sa vie truquée
Oublieux de l'odieux, du réel
Il longeait la pierre la caressant du doigt

Transparent un peu plus, à chacun de ses pas

Arrêté par un mur, qu'il suivait depuis tant
Il s'est fait dévorer rattrapé par son temps
Il était devenu une ombre en cellule
Un corps en effacement
Et soudain plus rien, plus rien finalement

Je crois qu'il n'a jamais remarqué
Que le mur s'édifiait dans sa tête
Et que seul son esprit l'agençait...



20/05/2017
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