Petit sortilege sans pretention

Petit sortilege sans pretention

Les graines de mille ans

 

Partout les graines s'égrènent

En grains de folie

En grains de temps
Elles volent d'une panique à l'autre
Se bourgeonnant de croyances
Se saoulant de dénis

 

Elles rampent sur le sol fertile

Des déraisons des hommes
Leurs plants sans tuteur

Creusent et laissent passer mille ans

De fureurs et d'angoisses

De cœurs qui s'empoissent

Sans rien changer pourtant

 

Le sablier des fous résonne

Et le coucou détache chaque seconde
De la vie qui passe, du crépuscule qui s'amorce
Pour chaque Homme

Et mille ans se passent
Rien ne change

 

Chacun doit affronter le sien

Quand meure le dernier grain 
La folie demeure pourtant
Quand son porteur s'éteint
Elle s'enracine en mal humain
À récuser la mort, les fous perdent leur temps
Et les grains précieux de leur vivant



16/11/2016
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