Petit sortilege sans pretention

Petit sortilege sans pretention

17 janvier 2007 Dyslexie, dysorthographie, cessez la discrimination ! Adaptez le système !

Définitions

La dyslexie est une maladie qui rend l'enfant incapable malgré son expérience de la classe traditionnelle d'acquérir les techniques du langage qui lui permettraient d'apprendre à lire, à écrire, à s'exprimer oralement. L'enfant est cependant normalement intelligent et ne souffre d'aucun déficit auditif ou visuel. Une dysorthographie succède souvent à la dyslexie. Le dépistage de la dyslexie doit être précoce (4 ou 5 ans). La rééducation orthophonique s'impose.

La dyslexie est un trouble du langage et de l'écriture persistant au-delà de l'âge normal d'apprentissage de la parole.

Les théories explicatives de la dyslexie sont nombreuses, faisant intervenir un défaut de latéralité, des troubles psycho-affectifs et surtout un défaut de vigilance, d'attention, nécessitant une pédagogie spécifique qualitativement différente et non une quantité supplémentaire d'heures d'enseignement réalisées avec la même pédagogie que pour les autres enfants.

La génétique intervient dans cette maladie et des parents dyslexiques ont souvent des enfants dyslexiques

 

Certains troubles sont souvent associés à la dyslexie :

  • Trouble de l'orientation spatiale ;
  • Trouble de l'orientation temporelle ;
  • Trouble de la motricité oculaire (non latéralisation du regard) ;
  • Défaut de discrimination et d'évocation des graphies à partir des sons ;
  • Trouble de la perception du rythme de la lecture ;
  • Trouble du langage avec inversion des phonèmes ;
  • Trouble affectif...
  • Réactions psychologiques d'agressivité ou de passivité face à l'échec scolaire.

La majorité des auteurs s'accordent toutefois à réserver le terme de "dyslexie-dysorthographie" à la difficulté isolée, spécifique, de l'acquisition de la lecture et de l'orthographe, se développant dans un environnement familial, scolaire et social de bonne qualité, en l'absence de déficit intellectuel et de perturbations affectives.

C'est le contraste entre l'échec en lecture et en orthographe, et l'intégrité sensorielle et intellectuelle (bonnes aptitudes en arithmétique et mathématiques par exemple) chez un enfant qui est l'élément fondamental du diagnostic.

 

Proportion de personnes dyslexiques

On s'entend pour admettre que cette différence concernerait 8% à 10 % des enfants normalement scolarisés.
Les statistiques laisseraient supposer qu'il y a plus de garçons dyslexiques que de filles, mais cette notion est contestée par certains, car les filles, souvent plus studieuses que les garçons dissimulent leurs difficultés et seraient moins souvent détectées.
La dyslexie concernerait tous les milieux (on trouve autant d'enfants dyslexiques dans les familles d'intellectuels que dans les milieux où les parents ne sont pas scolarisés).
Elle atteindrait toutes les populations dans les mêmes proportions. Il est évident que pour des langues comme l'italien où le japonais qui présentent moins de difficultés orthographiques, ces enfants sont moins repérables. Les langues comme l'anglais (notamment, en raison de la prononciation différente de groupes de lettres) et le français (à cause, entre autres, des homophones et des lettres muettes) présentent de grosses difficultés pour l'enfant dyslexique.

Réf. : doctissimo, association dyslexie, suisse romande

 

En Belgique, dans chaque établissement, il existe une structure qui prend ces enfants en charge. Rappelons que 10 % de la population est concernée. Il faut donc compter, trois enfants par classe, voir davantage parce que tous ne sont pas détectés.

 



17/01/2007
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