Petit sortilege sans pretention

Petit sortilege sans pretention

Cheyenne

 

C’est pas parce que tu ne veux pas

Que la piste se tait.

 

Elle murmurait bien avant toi,

Et fit silence

Le temps d’un souffle que tu retins.

À présent, elle me harcèle,

Comme une louve impatiente.

Jour et nuit, elle hurle et me tance

Je ne vois plus qu’elle,

Elle est seule à me tendre.

 

C’est pas parce que tu ne perçois, ni n’entends rien

Que je serais aveugle et sourde.

 

Je sais que mon pas me conduit en enfer,

Et que tu me proposes un paradis.

Mais ta Géhenne abrite de grands esprits pervers

Alors autant choisir mes tourments affadis

 

Briser une chaîne pour suivre ma ligne d’horizon.

Même de pistes vagues, en terres lasses,

Tant que chantent les traces des bisons

Dans leur sillon je laisserai mes traces

 

Tu ne veux pas,

Mais le vent me pousse déjà.

Et je chasse

 

 

 

 



20/08/2020
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