Petit sortilege sans pretention

Petit sortilege sans pretention

Le chemin de lumière---------audio------

 

 

 

Il y a un rayon de soleil, qui se déverse dans ma tête, et qui franchit la parois de mes os. Sur mes méninges, il jette ses étincelles, et son envie de m'embarquer là-haut.
Alors sans trop y regarder, je suis, le museau en l'air, ce chemin qu'au loin il éclaire. J'ignore ce que je vais y trouver. Je vois, un ciel d'azur bordé de coton. Et plus bas, les courbes tranquilles de monts verdoyants.


Devant moi, la terre éclairée, mon ombre derrière, précèdent et suivent mes pas, vers le soleil et ses rayons ardents.
J'emprunte un chemin, que je ne connais guère. L'idée de m'y perdre, je dois le dire m'indiffère : ça faisait longtemps que la bienveillance d'un ciel ne s'était invité, à entrer dans ma tête.

Là-haut, sur la toile bleue, se découpe soudain, de jolies courbes vertes, suspendues et vibrantes, qui murmurent dans le vent. L'azur se teinte d'espoir végétal, et les arbres entonnent la symphonie d'un temps, beaucoup plus long que moi. Un temps d'avant et d'après comme un trait d'union entre le passé et ce qui va paraître.

Le soleil chahute dans les feuilles. J'entends ses éclats rebondir sur la tête des arbres. Je n'ai qu'à suivre son rire, en cailloux de lumières semés.

Les arbres se distancent, certains trop pressés se sont déjà engagés dans la pente d'une colline d'émeraude tendre.
Les ayant rattrapés, je voudrais m'arrêter, profiter de l'instant, mais à cette idée je vois que le soleil décline, je choisis de le suivre. Il étire mon ombre, lors j'allonge mon pas, je ne veux rien rater de ce qu'il y aurait là-bas.

La colline n'est pas si haute et le chemin n'est pas si long…
La chaleur de l'étoile se fait plus discrète lorsque j'entre dans l'image qu'elle voulait me montrer.

Il y a des lieux dans ce monde qui n'ont besoin d'aucune église pour porter à nos vues leurs visages sacrés. La lumière orangée d'un jour qui se termine, tapisse d'or et de feu la vallée à mes pieds.

Le Terre palpite en dépit de ses pénibles locataires.
Une étoile nous le dit chaque fois qu'elle se lève.

Le monde brille dans sa lumière, et doucement s'allume et doucement s'éteint, comme une respiration, comme un cœur qui bat
Dans un sourire ou un clin d’œil, Hélios s'efface, et la nuit le remplace, offrant au monde une autre poésie, piquée d'étoiles et de brumes grises.

J'attendrai le prochain battement de cœur, pour quitter ce lieu.
J'attendrai le soleil pour qu'il me montre le chemin.



27/02/2016
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