Petit sortilege sans pretention

Petit sortilege sans pretention

S'envole

 

 

 

 

Le bourreau dépité a perdu son jouet. Les moines hypocrites prient pour ton âme. Le suivant est déjà en lisse attaché sur la table. Rideau, va-t’en, il n'y a plus rien à voir.

 

 

S'envole ton regard, relayé par ton esprit. S'envole, vers le ciel, court après les nuages. S'envole par les meurtrières, oublie le lieu et la raison.

 

Libre de tes obligations corporelles, vidés de tes émotions, ton âme, Voyageur, quitte les murs épais d'une bâtisse sans âge et quitte ton enveloppe.

Qui a dit que mourir est souffrance ?
C'est vivre et vivre jusqu'à la dernière seconde qui fait si mal...

 

S'envole, au-dessus des murs de pierres et mesure la petitesse des ambitions et la hauteur du donjon. S'envole, vers les hauteurs, insignifiante est la prison ; ridicule, la malveillance des hommes, s'envole.

 

Le monde tu l'enveloppes, le saisis, d'une seule pensée mouvement, le monde n'est plus le tien, les tiens non plus ne sont plus rien. Plus d'attachement, plus de souffrance. Juste un dernier vol sans fin.

 

Et le temps se fond dans un creuset d'éternité, la lumière étreint l'obscurité, et toi, tu décolles affranchi d'oxygène et des règles de la physique, tu rejoins les oiseaux de passage, pour un temps, des hommes cloués au sol, que la mort a jeté sur la voie des airs, l'air de rien, dans un état autre, où mourir n'est rien de plus que se défaire d'un corps d'attache, une amarre à la Terre.

 

Ou Vas-tu ? Je ne te vois plus très bien… Je ne peux guère te suivre si loin, je suis encore aux fers. La tête en l'air, l'âme incertaine… Peut-être te rejoindre...

 

 

 

 

 



24/04/2016
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