Petit sortilege sans pretention

Petit sortilege sans pretention

Rien

 

 

Dormir

Suivre les couloirs sinueux

Pour se perdre dans le sens et l’antre d’eux

 

Rêver

Qu’à batailler on est vivant

Équilibriste sur le fil usé de son temps

 

Gober

L’illusion, bercer cet espoir

Que nous sommes qui nous sommes y compris dans le noir

 

Feindre

Qu’à berner la mort on subsiste

Mais bâillonné de chimie l’esprit se délite

 

Sancir

Côtoyer le néant, en corps

Qu’il repose, tuant la réalité si fort

 

Rompre

Et faire enfin le deuil de soi

Quand le silence d’une petite mort trahit… Déçoit

 



14/10/2020
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