Petit sortilege sans pretention

Petit sortilege sans pretention

La seule victoire qui vaille

 
Ha ! Il s'est battu toute une vie comme un fou,
enragé, aveuglé, délirant et hurlant.
Il a pris et donné des centaines de coups.
Il est né dans la guerre, Et n'a rien vu d'avant.

Tirer, pousser, cogner, briser...
et tomber dans la boue, se lever dans le sang.
Hurler, grincer, trouer, percer...
et risquer de mourir chaque jour, chaque instant.

Mais le jour se lève dans un monde immobile.
Le silence est si dense qu'il lui paraitrait sourd.
En homme acharné mais pas vraiment habile
il s'étonne d'un temps qui revient au long cours.

Incrédule, il lève ses deux bras vers le ciel
Arrosé de lumière le coeur bouillant de joie ;
malgré le sang, la douleur, les larmes, le sel,
le voilà délivré de la rage, de l'effroi.

Il connait le miracle et devine la fin.
Les hommes n'ont plus d'armes et leurs colères s'apaisent.
Il peut poser son âme et calmer son chagrin.
Pour célébrer la paix, la vivre en grande messe.





03/01/2008
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 45 autres membres