Petit sortilege sans pretention

Petit sortilege sans pretention

Passe l'automne vienne l'hiver

Les saules pleurent les étés du monde
En feuilles blondes et vagabondes.
L'air gonfle ses édredons de pluie.
Le feu crépite masque la nuit.

L'automne a une autre saison,
Comme cet âge gris de raison
Et le jeûne des rêves d'enfant...
La peur de cet hiver devant.

La sève n'a pas tari son flux,
L'avenir lui pourtant reflue.
J'ai cessé de creuser ma terre,
Et de poursuivre mes chimères.

Il faudra que je me détache,
De tous les êtres qui m'attachent,
Pour que, légers, leurs seaux de larmes,
Laisse le vent soulever mon âme.

J'aurais traversé mes saisons :
N'ayez ni peine, ni déraison ;
Car las, c'est sans dignité
Qu'on porte son linceul mouillé



13/01/2016
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