Petit sortilege sans pretention

Petit sortilege sans pretention

Tu te souviens ?

Tu te souviens ?

 

 

 
 

Il est une solitude dans l'enfance,

Qui accable et mord le cœur.

Tu te souviens ?

 

La certitude que tu dois aller,

Tout seul, sur un chemin dangereux.

Tu te souviens ?

Il n'y a pas d'ami ou de famille

Qui puisse casser cette certitude.

 

 

Je me souviens,

Comme enfant la vie me faisait peur.

Je savais déjà qu'une sorcière l'habite

Et qu'elle dévore tout ce qui nous anime.

 

Je me souviens,

Comme écrasée par la peur

J'ai quand même avancé en cherchant

Le sens, le réconfort, les joies promises.

Je me souviens d'un ami végétal

 

Que je serrais contre moi en quête d'un tuteur

Je me souviens du bois,

Une pause dans la réalité. Une paix.

 

 

 

 

Il est une solitude de l'enfance

 

Qui ne m'a jamais quittée ;

 

Malgré l'amour et les surprises,

 

Une solitude comme un arbre

 

Comme un mur, un passage

 

Vers l'éternité.



29/04/2010
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